honey bee

Small Scale Beekeeping
by Curtis Gentry

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PRECEDENT

Chapitre 6 (partie 3)

Les pratiques de gestion

Le but de la gestion d'une colonie d'abeilles est d'aider la colonie à s'établir au maximum pendant la production optimum de nectar et à survivre la disette. Les colonies bien gérées assurent le plus grand rapport possible à l'apiculteur.

La première étape de gestion en apiculture consiste à mettre des abeilles dans une ruche qui se prête à la gestion. Une fois la ruche établie, il faut l'inspecter régulièrement et la gérer selon ses besoins. Les pratiques de gestion spécifiques peuvent être divisées en période de gestion pendant l'établissement de la colonie, récolte du miel, et à nouveau période de gestion pendant les disettes.

La récupération des essaims est la façon la plus facile et la moins chère de se procurer des abeilles. Il vous suffit d'attendre que les abeilles viennent habiter la ruche-appât ou de mettre un essaim aggloméré dans une ruche. Si un essaim habite une ruche appât de son propre gré, en général il reste. Les essaims qui se sont agglomérés dans des endroits accessibles peuvent facilement être mis dans une ruche, quoiqu'ils restent parfois à contrecœur.

Mettre un essaim dans une ruche implique secouer ou laisser tomber les abeilles dans ou devant la ruche. Si l'essaim se trouve sur une branche basse ou un buisson, enlevez une partie des barres supérieures, placez la ruche sous l'essaim, et secouez l'essaim directement dans la ruche. Une autre possibilité est de secouer les abeilles devant la ruche; en général elles s'y réfugient. Il est également possible de recouvrir l'essaim en question avec un grand sac, et de le transporter dans la ruche. Si l'essaim est aggloméré sur une branche basse, coupez la branche et abaissez-la doucement avec une corde.

Si l'essaim se trouve sur une branche accessible secouez directement les abeilles dans la ruche.
Ou bien, secouez l'essaim sur un morceau de tissu devant la ruche. Le tissu empêche les abeilles de s'enchevêtrer dans l'herbe ou d'être couvertes de poussière.
On peut aussi ramasser les abeilles et les verser dans la ruche.

Ramassez les essaims qui sont agglutinés sur une surface plate ou sur un gros objet avec un morceau de carton et déversez-les dans la ruche. Utilisez une brosse faite de feuilles ou de brins d'herbe pour pousser les abeilles dans la ruche. Comme les essaims n'ont ni couvain ni magasins à défendre, ils sont en général dociles et la fumée n'est pas nécessaire pour les mettre en ruche. Toutefois si l'essaim a été éloigné de la colonie pendant un certain temps, il est peut être affamé, donc sur la défensive et difficile à manipuler.

Si l'essaim est sur la défensive, on peut l'arroser avec de l'eau sucrée (deux tiers de sucre, un tiers d'eau) avant d'essayer de le mettre en ruche. On peut aussi utiliser de la fumée si l'essaim est sur la défensive mais ne pas l'utiliser de façon excessive, ce qui pourrait pousser l'essaim à partir.

(Les abeilles qui ont construit quelques rayons et ont du couvain sont aussi davantage sur la défensive. Ce n'est plus un essaim, avec rayons et couvain, c'est une colonie et il est normal qu'elle se défende.)

Les essaims resteront plus facilement dans la ruche si on leur donne quelques rayons à couvain non operculés. Si des ruches établies sont disponibles, il est facile d'enlever un tel rayon d'une colonie, de chasser les abeilles avec des brins d'herbe ou des feuilles, et de donner le rayon à l'essaim. (Ne transférez pas des abeilles adultes avec le rayon car elles se battraient avec les abeilles de l'essaim). Les rayons contenant des oeufs ou des larves donnent la possibilité à l'essaim d'élever une nouvelle reine au cas où la vieille reine soit tuée durant la mise en ruche.

En mettant des rayons à couvain dans la ruche on empêche l'essaim de s'enfuir

Il est nécessaire que la reine soit dans la ruche pour que les abeilles y restent. Si les abeilles retournent à l'endroit où elles étaient agglutinées à l'origine ou si elles vont s'agglutiner ailleurs, c'est probablement que la reine y est. Essayez à nouveau de secouer l'agglutination ou de la faire tomber dans la ruche.

Bien qu'il ne soit pas toujours indispensable de trouver la reine, il est préférable de la voir et de savoir où elle est, une petite cage avec un grillage est pratique pour l'enfermer. Attrapez-la par derrière avec les deux ailes et guidez-la dans la cage. Si vous l'attrapez par une seule aile ou une seule patte, elle peut se tordre et se faire mal. Ne prenez jamais la reine par l'abdomen, cette partie est molle et vous risquez de blesser les organes reproductifs

Mise en cage de la reine

Si la reine est mise en cage, on sait où elle est jusqu'à ce que la mise en ruche soit terminée. Une fois que la ruche atteint sa destination finale et que les abeilles sont installées, relâchez-la.

En mettant la reine en cage, on l'empêche aussi d'être "agglomérée". Dans les conditions de tension de la mise en ruche, ou de transfert d'une colonie dans un matériel nouveau, ou de déplacement de la ruche, les ouvrières s'agglomèrent contre la reine et essaient de la piquer. C'est ce qu'on appelle agglomérer la reine, et les ouvrières la tuent parfois en la piquant ou en la suffocant.
Si la récupération d'essaims ou le transfert de colonies retournées à l'état sauvage devient fréquent, cela vaut peut être la peine de construire une ruche de type KTBH de la moitié de la longueur standard. Une telle ruche est en général suffisamment grande pour un essaim de taille normale ou le transfert d'une colonie sauvage. Faites bien attention qu'il soit hermétique et facile à transporter. Mettez un grillage ou une grille pour fermer l'entrée facilement.

Transférez la colonie dans un matériel de taille normale dans le rucher. Les essaims augmentent rapidement leurs effectifs jusqu'à atteindre la taille d'une colonie normale, donc ils auront bientôt besoin de plus d'espace. Les essaims mis en ruche construisent ou augmentent le nombre des rayons rapidement. En laissant l'essaim dans une petite ruche, on limite cette expansion.

Une fois que les abeilles sont installées dans la ruche, l'entrée est fermée et la colonie déplacée. Il vaut mieux déplacer la colonie en fin de soirée ou la nuit quand les abeilles sont toutes à l'intérieur et qu'il fait plus frais. Certaines abeilles retourneront à l'ancien emplacement si la colonie est déplacée à moins de deux kilomètres.

Ne laissez pas la colonie fermée au soleil. Si la colonie doit être fermée pendant plus de quinze minutes, utilisez un genre de matière à tamis pour fermer l'entrée. Aspergez d'eau à travers le tamis si la colonie reste enfermée pendant de longues périodes. Cela permet aux abeilles d'avoir de l'eau et aide à rafraîchir la ruche.

Le transfert des abeilles d'une ruche à rayons fixes dans une ruche à barres supérieures doit être fait de préférence au début de la période d'établissement. Cela permet à la colonie de se remettre du transfert. Il sera ainsi plus facile aux abeilles de construire des rayons et d'augmenter leur population de façon à survivre la disette. Si le transfert est fait suffisamment tôt, il est même possible de récolter un excédent de miel.

Au début de la période d'établissement, la population de la colonie est faible et il y a une quantité minimum de miel dans la colonie. Ceci rend le transfert plus facile et minimise les problèmes de vol par les autres colonies.

Les colonies qui ont été transférées ont besoin d'un certain temps avant la période de disette pour récupérer et stocker du miel afin de survivre pendant la disette. Les transferts exécutés pendant cette période ont peu de chance de survie à moins que les abeilles ne soient nourries.

Il n'est pas recommandé que la colonie dépende d'une source d'alimentation extérieure pour survivre. Acheter du sucre pour nourrir les abeilles est rarement pratique car une colonie importante peut avoir besoin d'une énorme quantité de sucre pour survivre. L'argent liquide pour l'achat de ce sucre fait généralement défaut, et même dans certaines régions si l'argent est disponible, le sucre est rare.

Nourrir une colonie pendant la période de disette stimule l'élevage de couvain. Ce qui a pour conséquence une trop grande quantité de couvain à maintenir avec les ressources naturelles disponibles et le fait que la colonie devienne dépendante d'une source d'alimentation extérieure pour survivre. Evaluer les besoins en nourriture d'une colonie est difficile pour un apiculteur débutant. Une fois que l'alimentation des abeilles a commencé, il est souvent nécessaire de les nourrir continuellement jusqu'au commencement de la miellée. Ce qui n'est pas pratique économiquement pour les petits exploitants, donc évitez complètement l'alimentation.

Transférez les colonies pendant la période d'établissement de façon que l'alimentation des abeilles ne soit pas nécessaire.

Le transfert des abeilles provenant de colonies retournées à l'état sauvage ou de ruches à rayons fixes est essentiellement la même chose. Il faut ouvrir la cavité et découper les rayons et les attacher à la nouvelle ruche.

Dans le cas de ruches à rayons fixes, la colonie est immédiatement accessible, et la cavité est ouverte sans difficulté. Les colonies retournées à l'état sauvage sont quelquefois inaccessibles dans des endroits tels qu'un pan de mur, le toit d'une maison, ou un gros arbre. Cela ne vaut peut-être pas la peine de démolir une structure ou de couper un arbre pour attraper une colonie. Toutefois, si la colonie est sur une branche, vous pouvez couper la branche. Abaissez-la soigneusement jusqu'au sol car si vous laissez tomber la branche, vous risquez de détruire le rayon.

Le transfert d'une colonie

1) Ruche à rayons fixes.


2) Eloignez la ruche à rayons fixes de son site d'origine et mettez une ruche KTBH à la place
3) Ouvrez la ruche à rayons fixes et enlevez les rayons un à un.
4) Placez les rayons à miel un plat recouvert d'un chiffon mouillé pour empêcher le vol et jetez les rayons qui contiennent du couvain à faux bourdons.
5) Attachez les rayons à couvain aux barres supérieures et mettez les dans la KTBH.
6) Une fois que tous les rayons sont découpés, versez les abeilles qui restent à l'intérieur de la ruche KTBH, fermez-la et diminuez le trou de vol. Notez: Enlevez la vielle ruche à rayons fixes du rucher pour empêcher les abeilles d'être attirées par elle.

Pour faire les transferts, enfumez bien la colonie et, si possible, placez la nouvelle ruche au même endroit que l'ancienne. Puis déplacez la vieille ruche à quelques mètres de là. Les abeilles sont orientées vers l'emplacement où se trouvait leur colonie; donc elles iront plus rapidement dans la nouvelle ruche si celle-ci se trouve à la place de l'ancienne.

Continuez à enfumer la colonie, mettez-la à l'envers et ouvrez-la si possible par le bas. Découpez les rayons. Mettez de côté les rayons vides et les rayons à couvain mâle pour leur cire. Attachez les rayons contenant le couvain des ouvrières aux barres supérieures avec une ficelle ou un fil de fer. On peut faire passer des baguettes de bambou taillées ou autres broches par les trous des barres supérieures pour maintenir les rayons. Récoltez la plupart des rayons mais laissez environ un demi kilogramme de miel pour la colonie.

Façon d'attacher les rayons aux barres supérieures

Quand tous les rayons sont attachés, secouez, déversez, ou poussez les abeilles restantes dans la nouvelle ruche. Remettez toutes les barres supérieures en place, mettez le toit, et bouchez en partie l'entrée avec un morceau de bois. Une entrée réduite aide la colonie à se défendre et dissuade les autres colonies de voler.

Si vous trouvez la reine, mettez-la en cage dans une boite d'allumettes ou un récipient similaire jusqu'à ce que tous les rayons soient attachés. Il est possible qu'elle risque d'être agglomérée par les abeilles ou écrasée par l'apiculteur dans la confusion. La mise en cage empêche cela.

Enlevez la vieille ruche du secteur pour que les abeilles aillent dans la nouvelle plus rapidement. Si les abeilles commencent à s'agglutiner loin de la ruche, enfumez le secteur et cherchez la reine.

Evitez de renverser le miel et gardez le rayon à miel dans un récipient couvert. Cela empêchera les autres abeilles de le dérober.

La désertion est parfois un problème lors des transferts. En s'assurant que la colonie a du couvain non operculé et suffisamment de nourriture, on arrive à contrôler les désertions. De la patience et le sens de l'humour aident aussi à contrôler la désertion en particulier avec certaines variétés d'abeilles.

Le transfert de ruches champêtres est traumatisant à la fois pour l'apiculteur et les abeilles. Cela implique parfois énormément de travail et il est préférable d'avoir une certaine expérience apicole. Des abeilles perturbées qui volent dans tous les sens rendent quelquefois confus des apiculteurs. De nombreuses abeilles sont tuées et une partie du couvain et des rayons sont perdus. Toutefois un transfert est en lui-même une expérience enrichissante. Si vous réussissez, alors vous êtes sur la bonne voie pour devenir apiculteur.

***

L'inspection régulière de la ruche une fois que la colonie est établie est nécessaire pour se rendre compte de ses conditions et de ses besoins. Pendant les périodes d'établissement, une activité intense règne dans la ruche, et la colonie devra être inspectée toutes les deux semaines. Une fois par mois suffit durant les périodes de disette puisque la colonie est moins active. Les inspections de la colonie permettent d'évaluer le statut du couvain, les besoins en espace, et la présence de magasins adéquats. La période du cycle annuel détermine ce que recherche l'apiculteur.

Avec de l'expérience, on peut noter la condition de la colonie en regardant l'activité à l'entrée, et en enlevant un rayon ou deux. Toutefois, les apiculteurs débutants ont besoin de faire des inspections plus minutieuses tout en apprenant ce qu'il faut rechercher.

La disposition de la colonie varie énormément selon la variété d'abeilles, la condition de la colonie et le temps qu'il fait.

Généralement les abeilles sont beaucoup plus dociles par des journées ensoleillées et chaudes durant une montée de nectar. Ces jours-là, un nombre maximum d'abeilles butinent. Les butineuses, les abeilles plus âgées, défendent davantage la colonie car leurs glandes de défense sont complètement développées. Dans la plupart des régions, la production maximum de nectar a lieu le matin de bonne heure jusqu'à midi. C'est le meilleur moment pour inspecter la colonie puisque la plupart des butineuses sont éloignées de la ruche.

Dans les régions où les abeilles sont particulièrement sur la défensive, de nombreux apiculteurs préfèrent travailler avec les abeilles à la tombée de la nuit. Ceci est particulièrement vrai si les ruches sont près des maisons. Quand la nuit tombe, les abeilles rentrent rapidement dans la ruche. Cela perturbe moins les voisins et le bétail à proximité. Les apiculteurs qui ont des abeilles particulièrement sur la défensive enlèvent aussi le miel de leurs colonies la nuit pour minimiser les piqûres.

Le pillage est souvent un problème important lors de l'inspection des colonies pendant les périodes de disette. Les abeilles d'autres colonies profitent des ouvertures dans la ruche en cours d'inspection pour dérober le miel. On soupçonne qu'il y a vol lorsqu'on remarque que les abeilles se battent.

Il est beaucoup plus facile de prévenir le vol que de l'arrêter. Travaillez rapidement lorsque vous faites vos inspections pour laisser la colonie ouverte le moins longtemps possible. Faites aussi attention de ne pas laisser couler du miel dans le secteur et de ne pas laisser les rayons de miel exposes.

S'il y a vol, fermez la ruche et attendez le jour suivant. Si le vol est hors de contrôle, fermez la ruche et bouchez l'entrée complètement avec de l'herbe ou des feuilles. Aussi, le fait d'asperger les abeilles voleuses avec de l'eau aide à ralentir leurs mouvements. Enlevez l'herbe la nuit ou le jour suivant une fois que le vol a cessé. Si la colonie est laissée ouverte, tout le miel sera dérobé et la plupart des abeilles seront tuées.

La condition de la chambre de ponte est la chose la plus importante à observer lors de l'inspection de la ruche. Un coup d'oeil rapide à un rayon de la chambre de ponte permet de savoir si la reine est présente ou non, et en observant le schéma de ponte, vous pouvez déterminer la condition de la reine ou la présence d'une maladie.

Le couvain est toujours situé sur la portion inférieure du rayon à couvain. Le pollen est stocké autour des parois et des bords supérieurs du secteur de ponte, et on trouve le miel le long du côté supérieur du rayon. La couche de miel au-dessus sert à isoler la chambre de ponte.

L'inspection d'une ruche

1) Approchez de la ruche par derrière ou de ce cote. Enfumez l'entrée et attendez 30 secondes.

2) Soulevez la couvercle et envoyez davantage de fumée sur les barres supérieurs.
3) Enlevez une barre supérieure vide. Envoyez de la fumée dans l'espace vide au fur et à mesure que vous enlevez la barre.
4) Abaissez les barres supérieurs jusqu'à ce que vous atteignez le nid du couvain. Envoyez la fumée dans l'espace vide régulièrement pour contrôler les abeilles, mais n'en utilisez pas trop. Trop de fumée peut pousser les abeilles à déserter.
5) Enlevez les rayons à couvain un à un pour les inspecter. Faites attention de ne pas les tourner sur le cote car ils peuvent se casser mais on peut les mettre à l'envers.
6) Apres avoir inspecté la colonie, remettez les barres à leur place d'origine et fermez la ruche.

 

 

 

Une bonne reproductrice pond selon un schéma bien serré. Elle pond un oeuf par cellule et pond dans toutes les cellules. Une fois qu'elle commence à pondre dans un rayon, elle se déplace vers l'extérieur du rayon en pondant ses oeufs tout autour de la partie contenant le couvain en développement. Quand les adultes émergent de la partie centrale, elle retourne dans cet endroit du rayon et commence à pondre en allant vers l'extérieur au fur et à mesure que les cellules se vident quand les adultes émergent. Donc, un bon schéma de ponte a la forme de cercles concentriques dont les anneaux sont composés de couvain du même âge.

Couvain operculé et non operculé

Si la reine faillit, si une maladie du couvain est présente ou si ce sont les ouvrières qui pondent, le schéma de ponte se présentera sous forme de tâches - de nombreuses cellules seront vides dans le secteur de ponte. Des gouttes de nectar ou de pollen rapporté peuvent aussi provoquer un schéma tacheté mais cela a seulement un effet à court terme. S'il y a présence d'une maladie du couvain (voir chapitre 9), certaines cellules peuvent contenir les restes du couvain en décomposition.

Le schéma d'un mauvais couvain est tacheté

Une reine âgée ou qui faillit pond des oeufs qui n'éclosent pas ou qui ne sont pas fécondés (donc ils produisent des faux-bourdons). La colonie la remplacera éventuellement, mais vous devez la remplacer dès que vous remarquez sa condition car ainsi la colonie aura une jeune reine plus tôt. Vous pouvez remplacer la reine de la colonie en tuant la vieille reine et en laissant la colonie en élever une autre, ou en introduisant une alvéole royale après avoir tué la vieille reine et en laissant la colonie sans reine pendant un jour. Si vous laissez le soin à la colonie d'élever une nouvelle reine, ajoutez un rayon à couvain contenant des oeufs et de jeunes larves mais pas d'adultes provenant d'une autre colonie, de cette façon vous vous assurez que la colonie orpheline a des larves d'ouvrières, ayant l'âge approprié pour élever des reines.

On trouve normalement la reine dans les rayons qui contiennent le couvain. Certaines variétés d'abeilles sont "coureuses"; elles ont tendance à sortir en courant du rayon lorsque la colonie est dérangée. Avec des abeilles coureuses, il est très difficile de trouver la reine. Toutefois, il n'est pas nécessaire de trouver la reine chaque fois que la ruche est inspectée. Si les oeufs sont présents et suivent un schéma concentré, la présence d'une bonne reine est vérifiée.

Si la colonie est orpheline depuis longtemps, les ouvrières vont commencer à pondre des oeufs. Puisque les oeufs ne sont pas fécondés, ils produiront toujours des faux-bourdons.

Un schéma de ponte qui présente des tâches et des cellules d'ouvrières fermées d'un opercule en forme de dôme sont des signes d'ouvrières pondeuses. De nombreux oeufs de tailles différentes placés au hasard dans une cellule est une autre caractéristique d'ouvrières pondeuses (voir chapitre 3).

Une colonie avec des ouvrières pondeuses est dans une situation désespérée; puisqu'elle ne produit que des faux-bourdons, la colonie va s'étioler et finir par s'éteindre complètement. Dès que la colonie perçoit qu'elle a une reine, elle n'essaiera pas d'élever une reine à partir de jeunes larves d'une autre colonie, pas plus qu'elle n'acceptera les alvéoles royales d'une autre colonie.

Quand vous trouvez une colonie avec des ouvrières pondeuses, mélangez-la avec une colonie forte qui possède une reine. Les ouvrières de la colonie forte prendront soin des ouvrières pondeuses.

La présence de magasins adéquats est une autre chose importante à vérifier quand vous inspectez la colonie. Il doit y avoir au moins un rayon contenant du miel de chaque côté de la chambre de ponte. Si la colonie n'a pas assez de magasins à miel, ajoutez des rayons (sans les abeilles) provenant de colonies plus fortes, ou si la colonie est faible mélangez-la avec une autre colonie.

Le maintien de registres d'inspection des ruches aide à suivre les progrès de la colonie et à préparer les futures tâches à accomplir dans le rucher. On peut garder de simples enregistrements par écrit ou utiliser la position d'une pierre ou d'un morceau de bois pour indiquer la condition de la colonie ou ses besoins.


La gestion d'un chambre de pointe prisonnière du miel
(vue latérale de la ruche)

Notez la condition générale du rucher quand vous inspectez les ruches. Vérifiez s'il y a des mauvaises herbes ou de l'herbe autour des pieds de la ruche. Les mauvaises herbes permettent aux fourmis d'accéder aux ruches. Prenez note aussi du matériel cassé ou pourri qui a peut-être besoin d'être remplacé.

La gestion pendant la période d'établissement cherche à fournir de l'espace pour l'expansion de la chambre de ponte de façon à permettre à la colonie d'atteindre sa population maximum pour la miellée. Il est nécessaire de faire des manipulations plusieurs fois pendant cette période afin d'éviter que la chambre de ponte ne devienne prisonnière du miel.

Au fur et à mesure que la chambre de ponte s'agrandit, elle devient encombrée de couvain, et l'espace dont dispose la reine pour pondre les oeufs devient limité. La chambre de ponte devient prisonnière du miel. La colonie peut élargir le secteur de la chambre de ponte en utilisant le miel dans les alvéoles adjacentes, mais c'est un processus relativement lent.

En mettant des barres supérieures vides ou des rayons adjacents à la chambre de ponte, vous pouvez rapidement agrandir le secteur de la chambre de ponte et soulager l'encombrement. Cette manipulation permet à la colonie à la fois d'augmenter sa population et aussi de le faire plus tôt que si elle était laissée à elle-même.

Si la chambre de ponte dispose d'un espace suffisant, cela aide aussi à contrôler l'essaimage. Pour les gens qui maintiennent des abeilles, l'essaimage est souhaitable, car c'est le seul moyen qu'ils connaissent pour augmenter leurs colonies. L'essaimage n'est pas recommandé toutefois aux apiculteurs, comme les essaims sont souvent perdus et la réduction de la population de la colonie avant la miellée empêche la colonie de donner une bonne production de miel.

On ne peut pas empêcher complètement l'essaimage mais on peut le contrôler. Les apiculteurs peuvent diviser leurs colonies pour en augmenter le nombre. Ils peuvent contrôler le processus, le faire au moment de leur choix sans courir le risque de perdre un essaim.

Si on trouve des alvéoles royales dans une colonie forte pendant la période d'établissement, la colonie est probablement en train de se préparer à essaimer. De telles alvéoles royales sont souvent appelées alvéoles d'essaims et sont normalement situées le long des rebords des rayons. Si la colonie a entamé le processus d'essaimage, il y a deux options possibles de gestion qui permettent d'éviter la perte de l'essaim. Ou bien essayez d'empêcher l'essaimage en détruisant les alvéoles royales et en déplaçant la colonie, ou divisez la colonie (essaimage artificiel).

1) Chambre de ponte prisonnière du miel.


2) Enlevez deux rayons à miel du côté de la chambre de ponte et enlevez aussi deux rayons vides ou barres supérieures.
3) Mettez les rayons à miel où se trouvaient les barres supérieures vides ou bien ils peuvent être récoltés.
4) Déplacez les rayons à couvain pour laisser un espace pour une barre supérieure vide aux extrémités de la chambre de ponte.
5) Mettez les deux barres supérieures vides aux extrémités de la chambre de ponte.

Une fois que la colonie a entamé le processus d'essaimage, il est difficile de l'arrêter. Essayez d'abord d'empêcher l'essaimage en détruisant toutes les alvéoles royales de la colonie. Ensuite changez de place à la colonie qui se préparait à essaimer avec une colonie plus faible du rucher. Les abeilles butineuses vont retourner à l'endroit de la ruche vers lequel elles étaient orientées. Une colonie qui se prépare à essaimer est une colonie forte. Donc, en changeant de place aux ruches, la colonie forte va perdre des abeilles et la colonie plus faible va en gagner.

Le fait d'interchanger les colonies pendant la période d'établissement ou dans des conditions de miellée n'engendre pas de bagarres entre les butineuses qui rentrent à la ruche et les abeilles étrangères. Les abeilles butineuses reviennent avec du nectar et du pollen, donc elles vont être tout de suite acceptées dans la nouvelle ruche.

La destruction des alvéoles royales alliée à la perte d'abeilles butineuses arrêtent en général l'impulsion des abeilles à essaimer dans la colonie. (Vérifiez la colonie quelques jours plus tard et détruisez toutes les nouvelles alvéoles royales.)

Changer l'emplacement des colonies est une pratique facile pour égaliser les populations. C'est le signe d'une bonne gestion d'avoir des colonies de forces similaires dans un rucher car cela minimise le vol.

Une autre façon d'égaliser les populations des colonies dans un rucher consiste à donner des rayons à couvain sans adultes aux colonies plus faibles pour les aider à augmenter leurs effectifs plus rapidement. Faites attention à ne pas donner à une colonie plus de couvain que ce qu'elle peut élever. Le couvain operculé prêt à émerger est ce qu'il y a de mieux dans ce cas car il n'exige que des soins minimum de la part de la colonie.

Comment intervenir l'emplacement des ruches

1) Avant l'échange, la ruche #1 est forte et la ruche #2 est faible.

2) Apres l'échange, la ruche #1 s'affaiblit un peu mais la ruche #2 devient beaucoup plus forte.

La division des colonies ou essaimage artificiel est une autre façon de traiter les colonies qui s'apprêtent à essaimer. C'est essentiellement un processus d'essaimage exécuté sous le contrôle de l'apiculteur. C'est la méthode la plus pratique pour les petits exploitants pour augmenter le nombre de leurs ruches dans leurs ruchers.

Les colonies fortes peuvent être stimulées à construire des alvéoles royales et à élever des reines si la reine est enlevée. Ces alvéoles royales de secours sont utilisées pour diviser la colonie davantage si l'on veut. Le traitement des alvéoles royales et le processus de division sont les mêmes que l'on utilise avec des alvéoles d'essaimage ou des alvéoles royales de secours.

Les divisions faites avec des alvéoles d'essaimage produisent rarement des excédents de miel. L'essaimage se produit normalement peu de temps avant la miellée principale, donc les divisions faites avec des essaims n'ont pas le temps d'augmenter leurs effectifs. Prenez bien soin que de telles divisions aient suffisamment de provisions pour passer la prochaine période de disette.

Le meilleur moment pour diviser les colonies est le début des périodes d'établissement. Si réalisé suffisamment tôt, la colonie pourra augmenter suffisamment ses effectifs pour produire un excédent de miel.

Les divisions sont toujours faites au détriment de la production de miel provenant de ces ruches. Rappelez-vous que les colonies fortes produisent davantage de miel par rapport à l'effort et au matériel requis que les colonies plus faibles. La décision de diviser les colonies devrait se concentrer sur l'objectif de l'opération. Est-il de produire des abeilles ou du miel?


Comment faire une division

1) Commencez avec une colonie forte.

2) Prenez au moins deux rayons de couvain operculés et au moins deux rayons de miel de la colonie.
3) Transférez ces rayons avec abeilles et poussez quelques abeilles supplémentaires d'autres rayons dans la nouvelle ruche. Placez les rayons à couvain entre les rayons à miel pour isoler la chambre de ponte.
4) Ajoutez des alvéoles royales à la nouvelle colonie. Elles peuvent être sur un rayon ou elles peuvent être découpées d'un rayon et placées sur un autre. Notez: s'il n'y a aucune alvéole royale de disponible, la division va élever une nouvelle reine si vous lui donnez de jeunes larves. Mais cela prendra davantage de temps.
5) Eloignez les colonies l'une de l'autre pour minimiser les fugues. Notez: Les butineuses vont retourner à l'emplacement de la colonie forte d'origine

Comment découper et placer les alvéoles royales

1) Découpez autour de l'alvéole royale. Faites attention de ne pas couper l'alvéole. Notez: Ne tournez pas l'alvéole royale sur le côté car cela peut endommager la chrysalide en développement.

2) Découpez une section de la partie frontale du rayon dans laquelle vous placerez l'alvéole de la reine.
3) Placez l'alvéole royale dans la section découpée N'OUBLIEZ PAS: Gardez toujours l'alvéole tourne vers le bas.
4) Placez le rayon dans la colonie. Les abeilles vont sceller l'alvéole de la reine au rayon.

 

La récolte du miel est la récompense de l'apiculteur. Au fur et à mesure que la miellée progresse, les rayons extérieurs de la ruche seront remplis de miel. Recueillez le miel de ces rayons plusieurs fois pendant la miellée. Cela empêche la colonie d'être prisonnière du miel et l'espace vide dans la ruche pousse les abeilles à butiner.

Quand la plus grande partie d'un rayon contient du miel operculé, il est prêt à être récolté. La teneur en suc du miel non operculé est trop élevée pour que le miel se conserve tout seul. On dit de ce miel qu'il est vert ou pas mûr et s'il est récolté, il fermentera. Un rayon dans lequel au moins les deux tiers des alvéoles sont operculés contient du miel qui se conservera. On dit de ce miel qu'il est vert ou mûr.

Il est préférable d'enlever les abeilles du rayon en les poussant. On peut utiliser un peu de fumée pour commencer mais si on en utilise trop pour chasser les abeilles du rayon, le miel aura un goût de fumée.

Comment couper les rayons des barres supérieures
(la récolte des rayons à miel)

 

1) Enlevez seulement les rayons qui ont du miel.

2) Enfumez un peu le rayon.
3) Poussez les abeilles avec une brosse ou des feuilles.
4) Coupez le rayon (laissez 2 cm).
5) Mettez le rayon dans le plat recouvert d'un chiffon humide.
6) Remettez la barre supérieure en place.
Notez: trop de fumée donnera au miel un goût de fumée.

La gestion durant les périodes de disette est différente dans les régions tempérées et les régions tropicales. Dans les régions tempérées il y a une période latente dans ]a colonie. Une bonne gestion dans ces régions consiste à s'assurer que la colonie a suffisamment de magasins à miel], correctement situés pendant cette période, et à protéger ]a ruche des vents d'hiver. L'entrée de la ruche est aussi réduite pour empêcher l'entrée du froid et des souris. (Les souris rentrent parfois dans une colonie et construisent leurs nids dans les rayons loin de l'essaim d'abeilles.)

Il n'y a pas de période latente sous les tropiques. La population de ]a colonie baisse, mais les abeilles restent. actives pendant toute la période de disette. La gestion doit faire en sorte qu'il y ait suffisamment de magasins à miel et suffisamment d'abeilles pour couvrir et protéger les rayons de la colonie des parasites de la cire.

Avoir suffisamment de magasins à miel dans une colonie dépend du fait que l'on en reconnaisse la nécessité et que l'on n'ait pas récolté tout le miel. La quantité de miel a laisser varie dans les différentes régions selon la longueur et la gravité de la période de disette. Cela s'apprend avec l'expérience d'une région et fait partie de "l'art" apicole. Si vous n'avez pas l'expérience de la région laissez au moins un rayon de miel entier pour deux cadres de couvain dans la colonie. Il est préférable d'en laisser trop que pas assez. Si les abeilles ne l'utilisent pas, vous pouvez le récolter plus tard.

Bien qu'alimenter les abeilles ne soit pas encouragé pour les projets apicoles de petite échelle, cela peut s'avérer pratique dans certaines régions et utiles dans certaines situations (voir chapitre 7).

Pour fabriquer un appareil à alimenter pour la KTBH, utilisez un morceau de bois de la même longueur que la barre supérieure et trois fois plus large. Percez un trou dans le panneau pour qu'il puisse tenir un pot ou une bouteille à l'envers. Remplissez le récipient avec du sirop de sucre (deux tiers de sucre pour un tiers d'eau) et perforez des petits trous dans la partie supérieure. Les trous ne doivent pas laisser couler le sirop une fois que le pot est à l'envers. Les abeilles prendront le sirop et le stockeront dans la ruche. Si le sirop coule, cela attirera les fourmis ou poussera au vol. Pour éviter le vol, réduisez toujours l'entrée de la colonie avec un morceau de bois ou un autre objet lorsque vous êtes en train de nourrir les abeilles.

Appareil à alimenter de la KTBH
(vue latérale en longueur)

Protéger les colonies des parasites est un autre aspect important de la gestion pendant les périodes de disette. Les larves du parasite de la cire sont de loin les parasites qui causent le plus de dégâts aux colonies d'abeilles, toutefois de simples pratiques de gestion peuvent empêcher une telle perte.

Les parasites adultes de la cire peuvent pénétrer dans la colonie pour pondre des oeufs ou ils peuvent les pondre le long des fissures à l'extérieur de la ruche. Quand les oeufs pondus à l'extérieur de la ruche éclosent, les larves creusent un tunnel pour s'introduire dans la ruche et dans le rayons.

 

Si la colonie n'a pas assez d'abeilles pour protéger les rayons, les larves du parasite de la cire vont commencer à se développer à l'intérieur. Les larves creusent un tunnel à travers les rayons, mangeant la cire, les résidus de pollen, et les cocons laissés par les abeilles adultes lorsqu'elles émergent. Les parasites de la cire ne se nourrissent pas seulement de cire, c'est pourquoi ils préfèrent les rayons plus âgés et plus foncés. Ils détruisent les rayons, en laissant derrière eux des masses d'excréments et des morceaux de cire.

Dans les colonies faibles, les larves des parasites de la cire percent quelquefois à travers la côte du rayon qui contient le couvain. Les toiles qu'elles laissent derrière empêtrent les chrysalides d'abeilles qui se développent et empêchent les abeilles adultes d'émerger de leurs alvéoles. Il en résulte des carrés ou des rangées rectilignes d'abeilles adultes apparemment normales qui essaient de sortir de leurs alvéoles. Ces abeilles finissent par mourir et les ouvrières chargées du nettoyage des alvéoles les enlèveront.

Dans les régions chaudes et durant les périodes chaudes dans les régions tempérées, les parasites de la cire sont toujours présents et pondent des oeufs. Les abeilles d'une colonie forte sont en général capables de couvrir et de protéger tous les rayons de la ruche, donc elles peuvent se débarrasser des larves du parasite de la cire avant qu'elles ne puissent faire des dégâts.

Toutefois si les larves du parasite de la cire sont installées dans une partie des rayons, les abeilles ont tendances à s'éloigner de cet endroit abandonnant les rayons aux larves. A ce moment là, la colonie est condamnée, car les abeilles tendent à perdre leur organisation sociale. La population chute rapidement, et les quelques abeilles restantes sont éventuellement poussées hors des rayons.

Les problèmes parasitaires sont le résultat d'une apiculture médiocre. L'apiculteur prend trop de miel à la colonie qui devient trop faible pour garder les rayons. Si on laisse trop de rayons vides dans la ruche pendant la période de disette cela peut aussi causer des problèmes avec le parasite de la cire. L'apiculteur doit penser à la force de la colonie à la Lois en termes de population absolue et en termes de disponibilité de la population en question pour protéger tous les rayons de la ruche.

Une bonne gestion pour le contrôle du parasite de la cire est basée sur ce qui suit:

Les colonies faibles peuvent être mélangées pour faire des colonies fortes qui auront une meilleure chance de survie pendant la période de disette. Il faudra tuer la reine de l'une des colonies pour fusionner les colonies. Une colonie forte peut être divisée à nouveau plus tard pendant la période d'établissement afin d'augmenter le nombre de colonies. Pendant la période de disette, l'objectif est la survie des abeilles, non pas la survie des colonies. Il vaut mieux avoir une colonie qui survit que deux qui s'éteignent.

Comment mélanger les colonies

 

Faible - Forte
1) Deux ruches différentes, une faible et une forte.



2) Une boîte rectangulaire spéciale est requise pour maintenir les barres supérieures de la colonie faible; transférer la colonie faible dans la boîte.
3) Enlevez une barre supérieure vide de la colonie forte.
4) Mettez un morceau de papier journal sur l'espace vide et faites des fentes dans le papier à plusieurs endroits.
5) Mettez la boîte avec la colonie faible en haut. Les abeilles vont lentement enlever le journal et les abeilles des deux colonies vont se mélanger.
6) Une fois que les abeilles se sont mélangées, mettez les rayons ensemble et enlevez la boîte. Notez: Les deux colonies généralement fusionnent en un jour. Aussi, gardez les rayons à couvain ensemble lorsque vous combinez les rayons.

 

Comment enlever un vieux rayon

1) Nid avec un vieux rayon foncé.

2) Enlevez le vieux rayon à couvain foncé du nid.
3) Eloignez les vieux rayon du nid et mettez les rayons qui restent ensemble.
 

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